Où s’arrête le métier du référenceur ?


Le travail du référenceur est différent avec chaque client. Même si le champ de travail est défini par un contrat, on peut être amené à donner des conseils sur une problématique touchant le référencement de près ou de loin, sur la demande du client. Mais ce n’est pas le cas pour tous les clients, étant donné que chaque prestation est unique et ne se déroule pas de la même façon pour un client et pour un autre. On sait très bien que chaque référencement sera différent, trop de critères rentrent en compte pour que le travail sur deux sites de même thématique soit équivalent par exemple. Au-delà de tous ces aspects techniques, les objectifs du client et la relation construite avec lui sont des plus importantes.

Ainsi on trouve plusieurs typologies de clients d’après mon expérience :

Le référenceur est le conseiller webmarketing privilégié

travailler ensembleSouvent il s’agit de « petits clients » qui travaillent seuls sur leur activité (vente en ligne ou autre). Ils ont l’habitude de tout faire par eux-mêmes. Faute de temps ou de résultats, ils ont décidés de faire appel à un référenceur pour gérer leur visibilité sur les moteurs de recherche. Mais ils se rendent compte que le webmarketing et la visibilité ne s’arrêtent pas au référencement naturel. En effet, il se pose la question, dans la tête du client, de savoir comment drainer davantage de trafic ciblé vers son site. Et c’est donc au référenceur (ben oui le client ne connaît personne d’autre qui connaît le web) qu’il adresse ses questions sur les comparateurs de prix, sur les logiciels d’emailing, ou toute autre technique visant à faire croître son activité.

C’est le type de client avec qui j’aime travailler car cela permet d’étendre son horizon de compétences en se renseignant sur chaque question qui nous est posée. Et le client voit que l’on s’investit réellement dans son projet, une relation de confiance s’installe donc et on arrive à travailler efficacement ensemble. Et puis humainement parlant, c’est quand même bien plus sympa.

C’est notamment le cas de mon travail avec la boutique en ligne de peinture carrosserie de StardustColors ou encore de Jean Charles Rey, photographe de mariage.

Le référenceur, un prestataire parmi d’autres

prestatairesPour les entités qui ont pensé à l’organisationnel (souvent des entreprises un peu plus importantes), le référenceur n’est qu’un prestataire à leur service parmi d’autres. Ils ont mis en place une stratégie de visibilité sur Internet et ont confiés à des personnes compétentes les missions qui leur correspondent. L’ergonomie pour l’ergonome, le référencement au référenceur, … C’est logique et pertinent jusque là. Mais tout dépend ensuite de la centralisation et de l’accès à l’information. Qui redistribue l’information aux prestataires (si tant est qu’elle est redistribuée). C’est ainsi que cette catégorie de clients peut se décomposer en 2 parties bien distinctes :

  • Celui qui ne donne pas accès aux informations des autres prestataires. En gros, chacun travaille dans son coin, les différentes missions étant claires et disjointes ! Sauf que le chef de projet (enfin notre interlocuteur dans l’entreprise) n’a souvent pas les compétences pour juger si tel ou tel projet d’un autre prestataire influencera (positivement ou négativement d’ailleurs) le référencement naturel du site. Poser la question au référenceur, c’est vraiment trop compliqué ?
  • Celui qui parle de tout à tout le monde. Vous savez exactement qui travaille sur quoi parmi les autres prestataires et vous êtes consulté à chaque changement ou optimisation prévue (et vos prestataires le sont aussi lorsque c’est vous qui préconisez des modifications). De ce fait, le client a accès à différentes sources d’informations qui se confrontent et c’est comme cela que d’éventuelles erreurs peuvent être détectées avant que tout soit développé. C’est en confrontant les idées, les remarques que le projet avancera le mieux. Là encore cela permet de travailler dans une bonne efficience globale. Je pense notamment à la gestion de Christophe Mathieu de sa boutique de faire part, même si c’est un jeune entrepreneur, il a compris la façon de travailler efficacement son projet et s’est entouré des bonnes personnes dans chaque domaine.

Le référenceur, ben il se démerde c’est son boulot !

client overbookeLà c’est le cas de l’entrepreneur qui a 5 000 projets en même temps, il sous-traite toujours tout mais ne gère rien. Du coup, on lui a dit que le référencement naturel c’est bien, ca va lui permettre de booster son business. Il appelle donc un référenceur (non pas plusieurs, le temps c’est de l’argent), il discute 10 minutes de son projet en expliquant bien qu’il veut un référenceur motivé et impliqué à fond dans son projet. Et même qu’il aura plein d’autres sites à te confier si tu bosses bien. Pas tatillon, il accepte ton devis sans rechigner dans la journée. Tout se présente plutôt bien. Sauf que tu galères à avoir l’information dont tu as besoin étant donné que le client ne répond jamais au téléphone et ne te rappelle pas quand tu laisses un message. Du coup, tu bosses dans ton coin, tu lui envoie un reporting trimestriel (ca ne sert à rien d’en faire mensuellement, il y a de fortes chances qu’il ne lise pas les rapports de toute façon) et tu prends toutes les décisions. Il manque quand même une dose de motivation. Pourquoi s’acharner à la réussite d’un site dont le propriétaire ne se préoccupe même pas ?

C’est donc un client facile, bien loin du « client chiant » qui te pose des questions tous les jours, mais c’est loin d’être le client idéal pour faire avancer son projet. Car le rôle du client est également de savoir motiver ses prestataires.

Le client a un rôle

On parle donc souvent des compétences du référenceur, mais il ne faut pas oublier que le rôle du client est très important dans le succès d’une prestation de référencement, et plus généralement dans le succès globale de son activité en ligne.

Avez-vous déjà eu ces différents types de clients ? Ou même d’autres types que je n’ai pas listé ici ?

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  1. #1 by Web Me I'm Famous Presse on 25 mars 2011

    Bizarrement, je me suis beaucoup reconnu dans cet article !

    C’est la dure loi du métier de référenceur…

    Parfois, le client ne comprend pas pourquoi le référencement naturel coûte aussi cher, pourquoi il n’arrive pas tout « naturellement » ?!! En gros à quoi sert notre métier, pourquoi ne pas payer Google pour faire le travail… Etc…

    On devrait établir un TOP 100 des meilleures répliques ! ;)

  2. #2 by CWM Consulting on 25 mars 2011

    Oui, il y a toujours des clients comme ça… ;-)

  3. #3 by ID AGIR on 25 mars 2011

    visiblement nous avons la même clientèle et la même approche de ce métier. Effectivement jusqu’ou doit on aller dans notre contrat de référencement? La génération de trafic ciblé prends effectivement en compte les autres problématiques du webmarketing et pour les clients qui n’ont pas de grosses structures c’est souvent vers leur prestataire web qu’ils se retournent pour le mail, les adwords, les réseaux sociaux, le positionnement, la rédaction d’article de blog  » à optimiser » etc… Mais c’est aussi ce qui rends ce métier passionnant!

  4. #4 by Julien Charrier on 25 mars 2011

    Tout à fait d’accord. Chaque site est unique donc chaque prestation de référencement l’est aussi. Et pour commencer le top 100 des répliques :
    - Client X : « Vous travaillez pour Google ? »
    REPONSE : « Hum, comment dire … Oui et non » ;-)

  5. #5 by Le juge SEO on 25 mars 2011

    Je suis justement en train de bosser sur un article sur le role du client dans le SEO. C’est vrai que je suis arrivé a reconnaitre quelques projets dans tes cas… parfois de bon souvenirs parfois de mauvais .. en tout cas ils sentent le vécu

  6. #6 by La Boite A Truc on 25 mars 2011

    Un client récent :
     » Tout seul je suis arrivé à être en 1ere page quand on tape le nom de mon hôtel !
    Alors vous devez bien pouvoir me faire sortir 1er quand on tape  » Hotel + nom de la ville » vous le pro… »

  7. #7 by Dilonet on 25 mars 2011

    Bonjour,

    Web Me I’m Famous Presse :
    C’est la dure loi du métier de référenceur…

    Je crois que c’est la loi pour les prestataires de service en général… Il faut faire comprendre aux gens que, si ils viennent te voir, c’est qu’ils ont bien besoin de toi. Donc ils doivent mettre l’égo de côté et ouvrir les esgourdes :-)

    Et si le gars n’est pas prêt à écouter, très clairement je le refuse (ou mieux, je lui donne le nom du concurrent :D ).

    Il ne faut pas s’embêter avec les « moi je », c’est les plus ch*eurs en général, ils payent mal ou en retard, bref c’est vraiment les clients qui ne sont pas rentables et avec qui il n’y a aucun plaisir à bosser.

  8. #8 by Grevillecontainers on 26 mars 2011

    Ce que la plupart des clients ne comprennent pas, tout du moins au début, c’est que le SEO ne se fait pas tout seul. C’est un boulot qui nécessite du temps, de l’énergie et surtout de la communication.

    À la limite, je n’ai rien contre le client « moi je ». Celui qui m’agace au plus haut point est celui qui te laisse sans nouvelle. Mais qui te demande tout de même validation des changements majeurs (normal me direz-vous), et qui par la suite te fait comprendre que son positionnement est un peu lent…

    La partie que je redoute le plus avec ce type de client est la rédaction de contenu :)

  9. #9 by Web Me I'm Famous Presse on 29 mars 2011

    @Dilonet : oui tout à fait d’accord ! Il faut savoir communiquer avant toute chose pour faire passer le message…

  10. #10 by YvanDupuy on 1 avril 2011

    Il y a du vrai quand tu dis « pourquoi s’acharner à la réussite d’un site dont il ne se préoccupe pas »; le facteur de motivation reste quand même important pour un référenceur, c’est toujours mieux et motivant de partager les joies,

    Yvan,

  11. #11 by Simon on 16 avril 2011

    Les articles sur la gestion de projet sont foison sur le net en ce moment. Entre le votre, celui du muscle, celui d’axe-net, on commence à avoir un bon aperçu de ce qu’est votre quotidien. Ma conclusion personnelle ? Un SEO, aussi bon soit-il, ne peut réussir sans l’implication de son client. C’est bien résumé mais c’est l’idée principale.

  12. #12 by Faisons la ploum on 6 mai 2011

    Où s’arrête le métier de référenceur ? Il n’y a pas de limite pour moi. Je suis pour mes clients un psychologue, un confesseur, et pour certains parfois un père de substitution. En tant que référenceur freelance, je répand la lumière sur leur site.

  13. #13 by Mes liens favoris on 6 mai 2011

    Je pense que le client à un rôle extrêmement important à jouer car le référenceur n’est pas censé connaitre sur le bout des doigts les produits et services qu’il doit référencer et une simple liste de mots clefs ne suffisent pas à mon sens !

  14. #14 by Aurélia on 7 mai 2011

    C’est sûr que c’est plus facile de bien référencer un site quand son client s’implique dans les démarches. C’est bien plus motivant !

  15. #15 by Mindeez on 21 mai 2011

    Je suis d’accord qu’il peut être difficile de réussir à impliquer les clients dans un projet. Mais j’essaie de comprendre le client. Pour lui, quand il va n’importe s’il achète quelquechose c’est pour le rien avoir à faire. Aujourd’hui il faut tout, tout de suite, on beigne tous la dedans. De la je peux comprendre que le client ait du mal se motiver pour pour s’impliquer dans le projet.
    Après s’il veut pas s’impliquer c’est son problème. J’ai déjà eu ce type de problèmes pour d’autres prestations.

  16. #16 by Omnireso on 5 juin 2011

    Le métier de référenceur s’arrête surtout, selon moi, au budget alloué par projet.

    Peu de budget = des tâches simples, suivies, avec reporting sur du court/moyen terme. Tout est cadré selon des grilles de rentabilité.

    Plus de budget = audit concurrentiel, définition de stratégie, accompagnement sur du moyen/long terme. Là on est plus dans la notion de forfait.

    En complément, lire pour encore plus de recul un article sur le métier de référenceur publié sur le blog du référencement qualitatif.

  17. #17 by Pay per results on 6 juin 2011

    En réalité la relation avec le client n’est pas figée uniquement en fonction de sa typologie.

    Si le référenceur trouve son client trop nonchalant ou trop sur de lui, il y a toujours la possibilité de changer la donne et faut pas hésiter à les « secouer » dès le début si c’est nécessaire. Il comprendront qu’ils n’ont pas un rigolo comme interlocuteur, mais quelqu’un qui s’intéresse à leur projet.

    Un cas plus fréquent que l’on ne pense :

    Je ne parle pas que des « petits clients », mais aussi de ceux qui disposent d’un budget plus conséquent et qui pensent avoir élaboré une super stratégie en amont.

    Ces clients recherchent un exécutant en référencement et non un consultant.

    Il arrive fréquemment malgré des process bien rodés, que leur stratégie soit complètement inadaptées ou tout simplement mauvaise.

    Le problème avec eux, c’est que même si vous n y êtes pour rien, pour sauver son C… un chef de projet peut remettre la faute sur le dos du prestataire. On s’en tamponne me direz-vous, mais c’est une question de principe, il y a des choses qu’on aime pas entendre.

    Et pour cela, le métier de référenceur ne s’arrete pas juste à ce que vous demande un client. Il est déjà très bien conseillé, mais vous avez détecter un problème important ou stratégique.

    Dites le clairement et sachez comment vous faire entendre afin qu’ils mettent leur orgueil mal placés et qu’ils vous écoutent. Dans la plupart des cas il vous en seront reconnaissant et vous gagnerez en termes de satisfaction client.

  18. #18 by Leroy Sebastien on 16 juin 2011

    Dans certains cas, il est possible de se reconnaître dans cet article. Il faut s’adapter selon le client, y’a toujours des choses à apprendre mais a force nous arrivons plus facilement. Je vais aussi du même sens concernant le rôle du client. Merci pour l’article intéressant et enrichissant.

  19. #19 by offshore web on 4 juillet 2011

    En général je me retrouve avec des professionnels du référencement qui sous traite une partie de leur boulot fixant des objectifs mensuels …
    Ils connaissent bien le métier, j’apprends leur méthode et vis versa, ils sont compréhensifs et on gagne du temps avec eux. Différents du client qui n’y connait pas grande chose et qui pose des question tout le temps …

  20. #20 by Cataloisirs on 12 juillet 2011

    Pour moi, le fait que le client s’implique veut dire qu’il à compris que nous sommes une équipe. Le travail sera fait par un professionnel, mais en relation avec le décideur, ce qui aura pour effet de faire avancer la machine plus efficacement au niveau des résultats

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